ADEPTUS ASTARTES

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 [SW] Les Compagnies Perdues

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AuteurMessage
Aenar Sigvardr
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Messages : 187
Date d'inscription : 10/12/2011

MessageSujet: [SW] Les Compagnies Perdues   Mer 2 Jan 2013 - 20:25

Date:………….2985996.M41
Ref:……………Inq/8774 Ad.AS/IV.1578295 Autorisation violette
Expéditeur:……Inquisiteur Asmorales Harkenforth
Re:…………….Adeptus Astartes; compagnies perdues des Space Wolves
Pensée:………..La Vie est une Prison, La Mort une Délivrance.

Les Loups Solitaires

Preuves de l’existence de « Compagnies perdues » chez les Spaces Wolves. Ce rapport a été transcrit par un des plus humbles de tous les serviteurs de l’Empereur, le scribe Chambers.

Très honorés frères, suite à votre requête, j’ai diligenté une enquête sur les sujets évoqués par l’envoyé de l’Ecclésiarchie, Balthazar Van Heppel. Dans ce but, j ‘ai conduit une recherche de niveau six dans la librairis Omnia sur Terra et fait une courte mais désagréable visite sur Fenris, le monde d’origine des Space Wolves. Les accusations spécifiques d’iconoclasme et d’hérésie du Chapitre avancées par Van Heppel étaient liées à son séjour sur Fenris ou je suis allé chercher audience auprès de l’actuel loup Suprême, Logan Grimmar. Un géant, même à l’aune des Space Marines. Le Loup Suprême donne l’impression d’être lui aussi un guerrier frustre et irréfléchi, et pour cela il utilise souvent un artifice psychologique simple consistant à éclater d’un rire franc et guttural (et parfois intimidant) pour toute réponse aux questions qu’il veut éviter. Toutefois mon impression générale est qu’il s’agit d’un chef rusé à l’esprit vif et se dissimulant sous les traits d’un barbare mal dégrossi.

Bien que le Loup Suprême n’ait eu aucune illusion sur les motifs de ma présence sur Fenris, il semblait suffisamment affable, surtout après avoir partagé quelques bonnes pintes de bière locale (après avoir pris naturellement la forte dose d’antitoxine appropriée). Mes discussions avec Logan Grimmar, le tour des installations qu’il me fit faire, ainsi que mes investigations nocturnes des secteurs interdits, ont suffi à me convaincre des choses suivantes: les Space Wolves, comme beaucoup de Chapitres de l’Adeptus Astartes, vénèrent par-dessus tout leur Primarque et l’Empereur. Ils louent l’Empereur comme le plus grand guerrier ayant existé, maître de l’Imperium et de tous les Spaces Marines. Il est significatif de remarquer qu’ils ne l’investissent pas d’un pouvoir divin comme cela-est la règle dans l’Ecclesiarchie.

Même si l’on peut ici reconnaître un cas d’hérésie du troisième degrés, les faits restent que leur Foi en l’Empereur et en Leman Russ est aussi forte chez les Space Wolves que dans n’importe quel monde ou ruche de l’Imperium. A l’intérieur du Croc (l’Impressionnante forteresse des Space Wolves), j’ai trouvé d’innombrables temples ou lieux de cultes, parfois d’inspiration barbare ou païenne, mais rien qui indique autre chose qu’une profonde dévotion envers l’Empereur de l’Humanité. Je crois que ce qui à choqué l’Ecclésiarchie, c’est le mode de dévotion des Space Wolves et son expres​sion (dans la mesure ou ils échappent à son influence).

D’un intérêt supérieur à celui des accusations de Van Heppel sont les informations glanées dans la Libraris Omnia. Le serviteur de recherche avait été programmé pour compiler toutes les informations disponibles sue les Space Wolves et exhuma des informations sur ce que nous appelons les « compagnies perdus » des Space Wolves. Mais replaçons les choses dans leurs contexte: le fait que les Space Wolves n’aient eu que peu de Chapitres successeurs a toujours été noté comme un fait inhabituel, mais avant tout lié à leur statut de Chapitre de la Première Fondation et au fait que leur histoire remonte jusqu’aux légendes de la Grande Croisade elle-même.

Comme tout le monde le sait, après l’Hérésie d’Horus les légions Space Marines furent démantelées et morcelées pour exister sous la forme des actuels Chapitres Space Marines. De cette façon, aucun grand Maître ne pouvait avoir à sa seule disposition la terrifiantes puissance d’une légion entière. Malgré cela et la taille attribuée à la légion des Space Wolves à l’époque (Dionerus écrivit que les Space Wolves étaient forts de dix mille hommes en arrivant aux portes de Thranx.) mais aucun Chapitre successeur des Space Wolves n’apparaît dans les archives. C’est un mystère sur lequel je pense pouvoir apporter quelques précisions à la lumière de certains faits. Comme on peut l’observer sur les documents joints, il est fait référence à des groupes de Space Wolves séparés du Chapitre. Dans certains cas, comme celui des « Fils de Russ », il peut ne s’agir que d’une licence littéraire, mais dans tous les cas, aucun fait ne prouve l’implication directe du Chapitre et de ses chefs. Dans les autres Chapitre, ces comportements auraient été perçus comme un manquement grave à la discipline et ceux qui auraient été impliqués auraient été traités comme des renégats et traqués sans relâche jusqu’au dernier. Toutefois, Leman Russ le Primarque des Space Wolves ayant toujours été tenu pour un personnage indépendant et impétueux, je crois que ces traits de caractère sont restés très présents dans ce Chapitre. A ce titre, et pour préciser les choses, le serment de Fidélité prêté par les Space Marines de chaque Grande Compagnie s’adresse à Russ et à l’Empereur, et il n’est fait à aucun moment mention du loup Suprême.

Il apparaît donc que dans certains cas, un Seigneur Loup et sa Grande Compagnie quittent le Chapitre pour mener à bien une quête ou une mission propre et cela pour des raisons qui peuvent être variées. Le cas de Jotun Griffe d’Ours, par exemple, montre qu’il décida que lui et ses hommes ne retourneraient pas vers Fenris en raison de la durée du voyage à travers le Warp et à cause du décalage temporel qu’ils risquaient de subir à l'arrivée (un grand nombre d’années, compte tenu de la durée du voyage dans le Warp). Je soupçonne qu’il y ait en fait une raison plus profonde et plus secrète qu’ils ne voulurent pas partager avec les Kimmeriens. Je pense que cela-doit être lié à l’antique quête des Spaces Wolves pour retrouver leur Primarque Leman Russ toujours porté disparu.

Il est difficile de se prononcer sur le destin de ces ‘compagnies perdus ». Dotée de suffisamment d’implants génétiques et des moyens techniques nécessaires, une Grande Compagnie peut perdurer sur de longue périodes car elle peut alors recruter et former de nouveaux marines et ainsi prolonger sa vie comme un chapitre normal. Les compagnies les moins bien équipées peuvent avoir recours à des humains pour compléter leurs rangs ou voir leurs effectifs décroître jusqu’à une lente disparition.

Toute spéculation mise à part, ce sujet mérite une investigation plus poussée. Une Grande Compagnie de Space Wolves est une force de combat suffisamment puissante pour que le fait de voir de tels groupes parcourir la galaxie sans contrôle soit examiné sérieusement. Je dois obtenir plus d’informations précises avant de vous recontacter

Inquisiteur Asmorales Harkenforth


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Note:ce texte est extrait de ce qui reste des archives du VIIIeme Régiment Kimmerien. M41

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-Suivez-moi si j’avance. Tuez-moi si je recule. Vengez-moi si je meurs.
-Maître de Guerre Solon.

Ces satanées montagnes causeront notre perte. Même mes vaillants kimmeriens connaissent des problèmes avec la gravité et le blizzard. Les tyranides nous avaient évités à chaque fois, rien à voir avec le comportement indiqué par le manuel. Pas de vagues de monstruosités griffues, pas de rang compacts, seulement des raids et des embuscades. Ils attaquaient de nuit lorsque nous étions épuisés d’avoir franchi une nouvelle ligne de crêtes. Le lieutenant Sharpknife pensait qu’ils nous attiraient dans un piège, étirant notre dispositif et morcelant nos forces pour nous cerner et nous balayer tous d’un coup. Après deux mois passés à traquer des ombres dans les montagnes, je n’étais pas loin de penser la même chose.

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-Admettre la défaite est un blasphème contre l’Empereur
-Roboute Guilliman

Ils sont revenus la nuit dernière. Quatorze morts, douze blessés, cela aurait pu être pire, mais nous avons reçu de l’aide pendant l’attaque, alors que la confusion régnait et qu’une neige dense tombait et limitait notre vue. Tout ce que j’entendais c’était des escouades tirer à l’aveuglette ou les cris de victimes éventrées. Soudain le bruit d’autres armes intervint. Ce rythme très caractéristique ne pouvait appartenir qu’à des bolters. A travers les nuages de neige nous pûmes apercevoir des silhouettes qui auraient pu appartenir à des Space Marines, bien que leur livrée grise les rendait presque invisibles dans la pénombre.

Ils ignorait toute tentative de communication et disparurent dans la tourmente dès la fin de l’escarmouche.

Aux premières lueurs du jour, je me rendis aux limites du périmètre et je pus dénombrer près de soixante cadavres de tyranides, les têtes déchiquetées par des épées tronçonneuses ou les corps criblés d’impacts de bolters. J’étais sûr d’avoir reconnu ces couleurs, je les avais apprises dans l’entraînement dogmatique que j’avais suivis à l ‘académie de Myrmidia; Gris Clair pour les Space Wolves. Mais il semblait impossible qu’il s’agisse de Space Wolves, ici, à l’extrême frontière oriental de la galaxie, à l’opposé de Terra et de leur monde d’origine. Toutefois, je n’avais pas rêvé, les cadavres gluants en étaient la preuve manifeste et cela me rendit le sourire pour la première fois depuis deux bon mois. Les chasseurs étaient à présent devenus les proies…

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-Qu’est ce qui nous effraie dans la mort? Laisser notre devoir inachevé
-Quelle est la joie de notre vie? Mourir en sachant notre devoir accompli
-Anon...

Nous avions finalement découvert le repaire des tyranides, dans les Grottes Scintillantes (ref. Géogr. 32.71X46.02) A mesure que nous approchions, ils attaquaient sans crier gare. Un instant, nous marchions dans un relief désert pour que d’un seul coup, le paysage semble vomir des tyranides, une véritable avalanche de corps chitineux et de griffes. Je pense que si nos alliés n’avaient pas contre-attaqué, nous serions morts submergés par le nombre.

Les tyranides furent pris entre deux feux et lorsqu’ils voulurent se lancer au corps à corps les guerriers gris chargèrent pour nous prêter main forte. Par l’Empereur, qu’ils étaient féroces! J’ai vu un guerrier subir plus d’une douzaine de blessures mortelles et malgré tout réussir à se jeter dans un précipice avec trois ennemis. Un autre décima un essaim entier avec son seul poignard. Les tyranides combattaient jusqu’à la mort, mais ils nous infligèrent moins de blessures que je ne l’avais d’abord craint. Il y eut encore vingt morts et soixante blessées dans les rangs de mes kimmeriens alors que les guerriers gris semblèrent n’en avoir perdu que trois. Mais plus d’une centaine de tyranides avaient mordu la poussière.

A la fin de la bataille, les marines ne tournèrent pas le dos pour partir comme nous nous y étions d’abord attendus. Leur chef se dirigea vers moi. C’était un géant de plus de deux mètres et large deux fois comme moi. Il avait une telle présence physique que je me sentais comme un enfant devant un adulte. Son armure grise était sillonnée de marques noires, ressemblant à des traces de griffes sur les épaulières et les jambières. Son visage couvert de barbe était parcheminé, craquelé, couturé et tanné par les soleils de nombreux mondes. Il se présenta, Jotun Bearclaw, et m’appela par mon nom et mon grade (voulant montrer ainsi qu’ils n’étaient pas si distants qu’il n’y paraissait). Il me dit que lui et sa Grande Compagnie avaient traqué les tyranides dans les montagnes jusqu’au moment de notre arrivée, décidant alors de les suivre. J’étais en colère d’avoir été utilisé comme appât mais il éclata de rire, ce qui me laissa perplexe et me terrifia.

Je lui demandai ce que des Space Wolves faisaient aussi loin dans la galaxie. Il repartit alors de son rire tonitruant et me dit que trois Grandes Compagnies avaient été dépêchées sur Ichar IV, mais que ses hommes et lui avaient préféré rester dans cette zone de la galaxie plutôt que d’entreprendre le long voyage de retour à travers le Warp. Je restai bouche bée en imaginant ce que voulait dire militairement la possibilité pour un détachement de décider de ne pas rentrer à sa base. Jotun grimaça et désigna les cadavres tyranides pour me dire que le travail ici était loin d’être fini. Il fallait de nouveau attaquer, en joignant nos forces. Je cache cet enregistrement près d’une balise au cas où je ne reviendrais pas. La balise permettra à d’autres de trouver cet endroit et de terminer le travail si nous échouons.

[[Dernière Transmission]]

White Dwarf n° 73 Mai 2000
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